À la suite de la conférence de presse tenue par le collectif des avocats du président de PASTEF–Les Patriotes, Ousmane Sonko, une vive polémique s’est installée sur les réseaux sociaux. Dans la foulée, Maleime Amadou Niang, directeur de l’IBP, se retrouve la cible d’une vague d’insultes et d’accusations virulentes en ligne.
Sur plusieurs plateformes numériques, des messages d’une extrême violence circulent, l’accusant notamment d’être à l’origine du rapport sur le Programme des Domaines Agricoles Communautaires (PRODAC). Certains internautes vont jusqu’à lui imputer une responsabilité morale dans les événements politiques ayant secoué le pays, utilisant sa photo pour illustrer leurs propos.
Parmi les messages diffusés : « Maleime Amadou Niang, tu es une honte. Comment pourras-tu regarder tes enfants pendant que ton gros mensonge a fait tuer d’autres enfants ? » ou encore « Le mensonge qui a coûté la vie à des Sénégalais… Le salaud est toujours à son poste ». Ces publications, largement partagées, associent directement son image au rapport incriminé.
Face à cette situation, Maleime Amadou Niang a formellement démenti toute implication dans l’élaboration ou la production du rapport sur le PRODAC. Dans une publication rendue publique sur ses réseaux sociaux, il dénonce une confusion grave et préjudiciable, assimilable selon lui à une usurpation d’identité.« Depuis quelques jours, mes photos sont utilisées dans des publications qui me présentent comme “Amadou Niang”, auteur d’un rapport sur le PRODAC. Je ne suis pas la personne en question. Je n’ai jamais travaillé à l’Inspection générale des finances (IGF). Je ne suis pas fonctionnaire et je n’ai jamais travaillé pour l’État. Je n’ai été ni de près ni de loin mêlé au rapport en question », a-t-il écrit.
Appelant à une meilleure vérification des sources, il estime que son image est utilisée à tort, au mépris des règles élémentaires d’éthique et de responsabilité numérique. « Il suffit de vérifier vos sources pour constater que vous utilisez ma photo à tort. Togne baxoul », a-t-il ajouté.
Selon ses déclarations, des actions judiciaires ont déjà été engagées afin de faire cesser ces attaques et d’établir les responsabilités. En attendant l’issue de ces procédures, il dit avoir jugé nécessaire de faire cette mise au point publique pour rétablir la vérité et préserver son honneur.
Cette affaire relance, une fois de plus, le débat sur les dérives des réseaux sociaux, la diffusion de fausses informations et les conséquences humaines et professionnelles que peuvent entraîner des accusations non vérifiées.


